Você está aqui: Página Inicial Mídia Opinião Outros Artigos Notes pour l'ouverture du Séminaire CANADA-BRÉSIL sur la Diversité Culturelle

Notes pour l'ouverture du Séminaire CANADA-BRÉSIL sur la Diversité Culturelle

Pronunciamento feito pelo Embaixador do Canadá no Brasil, Guillermo Rishchynski, na abertura do Seminário Brasil-Canadá sobre a Diversidade Cultural, realizado em Brasília, DF, em 27 de março de 2007

 

Senhoras e senhores,

Bom dia.

Si le gouvernement du Canada, en collaboration avec l'UNESCO, est à l'origine de ce séminaire, c'est que la diversité culturelle est une réalité qui se vit au jour le jour dans la société canadienne, qui en reconnaît les vertus.

Le fait que nous soyons réunis ici pendant deux jours pour discuter de diversité culturelle ne peut que favoriser une plus grande compréhension des enjeux fondamentaux dans ce domaine.

Avant toute chose, je voudrais vous parler brièvement de l'expérience canadienne de la diversité, qui constitue une aventure culturelle et sociale unique et en constante évolution.

Diversity is not something that Canadians experience in moments in time.  Rather, it is Canada's past, present and our shared future.

At a time when it was accepted practice to establish sovereignty through war and cultural domination, there were enough Canadians who believed in the virtues of accommodation and mutual respect to ensure that, with some exceptions, Canada would develop peaceably and the foundations of its diversity would be preserved.

During the latter half of the 19th and first half of the 20th centuries, Canada pursued an immigration policy that had as its primary objective supplying a labour pool, first for settlement and agriculture, then to support industrialization.

Through much of this period, Canadian governments gradually reflected society's increasing willingness to accept differences within the population—specifically, the legitimacy of the rights of minorities to maintain their culture and traditions.

À partir de 1950, à l'issue du rapport de la Commission Massey-Lévesque, la diversité ethnoculturelle a commencé à être considérée comme faisant partie intégrante d'une identité canadienne distincte.

Signe de cette évolution, la Déclaration des droits en 1960 a interdit aux organismes fédéraux de faire de la discrimination quant à la race, à l'origine nationale, à la couleur, à la religion ou au sexe.

Les modifications apportées à la Loi sur l'immigration du Canada en 1962 stipulaient que « toute personne convenablement qualifiée, d'où qu'elle vienne, pourrait être considérée à des fins d'immigration au Canada indépendamment de sa race, de sa couleur, de son origine nationale ou de son pays d'origine ».

Par conséquent, les politiques d'immigration du Canada ont de moins en moins été axées sur l'Europe, et les immigrants ont commencé à affluer des nations de l'Europe du Sud, de l'Asie et des Antilles.

Pendant les années 1970 et 1980, la hausse importante du nombre d'immigrants admis au Canada à titre de réfugiés pour des raisons humanitaires a diversifié davantage les origines ethnoculturelles des nouveaux arrivants.

In 1971, Canada became the first country in the world to adopt an official Multiculturalism Policy.

This policy provided for programs and services to support ethno-cultural associations and to help individuals overcome barriers to their full participation in Canadian society.  The multiculturalism policy has three goals:  social justice, civil participation and identity.

In 1982, the multicultural character of Canada gained constitutional recognition in Section 27 of the newly adopted Canadian Charter of Rights and Freedoms that enunciates the equality rights of all regardless of race, ethnicity, age or gender.

It specified that the courts were to interpret the Charter "in a manner consistent with the preservation and enhancement of the multicultural heritage of Canada".

About 1 million Canadians, or 3% of Canada's population, identify as either a First Nation, Inuit or Métis.

First Nations, Inuit and Métis peoples speak over 50 different languages, which are grouped within 11 distinct language families.

First Nations, Inuit and Métis peoples are also extremely diverse in terms of language they speak, the cultures they are part of, the places they live and the histories they share.

A demonstration of the value Canada and First Nations place on culturally relevant education programs, and the will for progress in this area, is the inclusion of strong language and culture components in the Canada-First Nation Education Jurisdiction Agreement concluded in July 2006 by the governments of Canada and British Columbia and the First Nations Steering Committee.

Les effets l'ouverture du Canada à la diversité sont aujourd'hui évidents.

This diversity is apparent with our linguistic duality of Francophones representing 22% of our population and the ever-increasing ethnic, racial, cultural and religious diversity of our immigrants.

En 1950, 92 % de l'accroissement de la population du Canada découlait du taux de natalité.

Aujourd'hui, l'immigration a dépassé le taux naturel de natalité et représente 53 % de la croissance démographique totale.

Le Canada, souvent qualifié de « village planétaire dans un pays », voit sa composition se métamorphoser, surtout dans ses grands centres urbains.

Aujourd'hui, un Canadien sur six appartient à une minorité visible.

Toronto, la plus grande ville de la plus grande province canadienne, est la ville la plus cosmopolite du monde, devant New York et Londres.

Like Brazil, Canada has a history that has led it to become a society marked by diversity.

Like Brazil, we do not have a common, homogeneous culture.

Although some cultural influence have blended over time and contributed to create a Canadian identity, our heterogeneous roots are visible and a source of pride.

Canada has been facing important pressures to our approach to multiculturalism and integration.  Studies have shown that 35% of visible minorities have experienced discrimination or unfair treatment because of their ethnocultural characteristics. Some new and established Canadians are facing significant integration challenges. Another growing concern is youth gang violence.
These challenges underpin the direction we take in policy and program development, as well as our choice of areas of intervention.

As Canada's population becomes increasingly diverse, the need to address barriers and challenges to integration become even more important.  One such initiative, in an effort to combat racism and promote inclusion in Canada, is a government-wide Action Plan Against Racism.

The Action Plan includes targeted measures in areas dealing with law enforcement, workplace discrimination, youth integration, and change within federal institutions to eliminate systemic barriers.
Issues relating to diversity and multiculturalism are becoming more pressing and important in Canada as we continue to move forward in the twenty-first century. 

Ultimately, the aim of our policies is to encourage the development of an active Canadian citizenry, and to foster a cohesive society.

Our cultures are unique and all of us need to work to protect and promote our own diversity and diverse means of cultural expression.

Canada believes in a future in which we all celebrate our uniqueness, yet freely share it with one another; in which we embrace diversity, yet carefully protect our cultures.

We also believe in the power of discussing with other countries about how the concepts of respect, openness and understanding can be part of the international agenda and help us build a better world.

Il y a presque quinze ans, le monde entier s'est réuni à Rio pour signer une entente sur la biodiversité.

Cette entente reconnaissait que pour maintenir la planète en santé, il est essentiel de protéger et promouvoir la diversité des espèces.

Cette diversité que nous reconnaissons comme essentielle dans le monde animal ou végétal n'est pas moins importante lorsqu'il s'agit des humains.

C'est ce qui fait la richesse et garantit l'équilibre de notre planète.

Et c'est ce qui constitue la diversité culturelle.

Celle-ci nous concerne tous et toutes, que nous soyons de Salvador, de Rio de Janeiro, de Brasília, de Montréal, de Toronto ou de Vancouver.

This is why we are determined to pursue a frank dialogue on our respective cultural policies with Brazil, throughout the Americas and around the world.

Discussion of cultural diversity and cultural policies enables us to address a variety of subjects, such as democracy, human rights, and development.

And it allows us to share the qualities that make our countries unique.

While each of us has our own national approach to these issues, working together at the international level can help us achieve our common objective of preserving and promoting cultural diversity.

Il est clair que la mondialisation des échanges est au cœur de cette question.

Dans les années 1990, le Canada a ressenti la nécessité de créer un instrument international qui protégerait et favoriserait la diversité culturelle. 

C'est ainsi que le Canada a été très actif sur la scène internationale pour promouvoir cette idée, en partenariat avec la société civile et des provinces canadiennes.

En 1999, le gouvernement du Canada s'engageait à promouvoir l'élaboration d'un nouvel instrument international sur la diversité culturelle qui établirait des règles de base claires.

Cet instrument permettrait au Canada et à d'autres pays de maintenir des politiques favorisant la promotion de leur culture tout en respectant les règles du commerce international et en favorisant l'essor des industries culturelles. 

Il reconnaîtrait la nature spécifique des biens et services culturels, qui est à la fois économique et sociale.

Plusieurs étapes ont été nécessaires pour élaborer ce qui allait devenir la « Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles ».

Au cours des diverses sessions intergouvernementales d'experts, le Canada a joué un rôle d'importance puisqu'il a présidé plusieurs groupes de travail afin de dégager un consensus sur plusieurs articles clés du projet de Convention.

Comme vous savez, le texte définitif de la Convention a finalement été adopté à une très large majorité au cours de la 33e session de la Conférence générale de l'UNESCO en octobre 2005.

Le texte répond aux objectifs fondamentaux du Canada : il reconnaît la double nature, économique et sociale, des biens et services culturels; il confirme le droit des gouvernements d'adopter des politiques à l'appui de l'expression culturelle et il place l'accord sur un pied d'égalité avec les autres traités tout en respectant les obligations existantes.

Le texte reconnaît aussi le lien qui existe entre culture et développement.

As a clear signal of our commitment to the success of the Convention, Canada was the first country to officially ratify it on November 23, 2005.

We were also very active in promoting its early ratification by other countries.

Thanks to the commitment of the 55 countries, including Brazil, who have ratified the Convention to this date, the Convention just entered into force last week on March 18.

Canada will continue to encourage the widespread and timely radification of the Convention in the upcoming months.  We are confident that we can count on Brazil to do the same, especially in Latin America.

We also need to make sure that the 1st Conference of Parties of the Convention, that will be called in the late spring, is representative of all regions of the world.

Like Brazil, Canada is looking forward to playing an active role in the intergovernmental bodies that will govern this Convention and that will be key to making decisions on how it will be implemented.

This momentous progress makes the seminar we are inaugurating all the more relevant, as we must now focus on the concrete implementation of the Convention in our countries.

I trust that our discussions today and tomorrow will represent an important step in this process.

Thank you, merci, obrigado.

Ações do documento